L’addiction aux séries, véritable fait sociétal :

Cet article est le premier d’une série dans laquelle je vous propose d’explorer la problématique des addictions 3.0.

Pourquoi cette thématique ? En fait, cette idée m’est venue en constatant que, chaque semaine, dans mon cabinet de coaching PNL à Rouen, de plus en plus de mes clients en arrivent à me parler de problématiques liées à cet univers des séries et plus précisément du temps passé devant leur écran, ordinateur ou smartphone.

La façon d’aborder le sujet peut évidemment être très différente d’un client à l’autre. Il s’agira pour certains d’un simple réflexe très chronophage, et pour d’autre d’une pulsion irréfrénable. Et surtout, il n’est pas forcément toujours consciemment question d’une addiction aux séries ou aux réseaux sociaux à proprement parler.

Mais quel que soit leur profil ou même leur âge, tous et toutes partagent un même constat : la corrélation devient de plus en plus évidente entre temps passé devant un écran, et existence sociale problématique.

Pour certaines personnes, cette pratique peut aller jusqu’à provoquer une grande culpabilité, voire même des crises d’angoisses. C’est en tout cas un lieu de souffrance, consciente ou non. Ces personnes recherchent dans cette consommation vorace une consolation, un lieu de réconfort face aux aléas d’une existence qui ne les satisfait pas.

Un lieu d’évasion qui nous enferme de plus en plus puissamment, en réalité.

Heureusement, il s’agit encore là de cas minoritaires, et la majorité des personnes qui se sont déjà posé la question de ces nouvelles formes d’addiction aux écrans a néanmoins un rapport plus lointain et léger. Celles-là se demandent simplement si leur façon de favoriser de plus en plus les soirées « Netflix and Chill » aux dépens d’une vie sociale traditionnelle ne va pas, à terme, nuire à leur santé et à leurs relations sociales. Celles-ci sont adeptes du fameux « je regarde une série pour ne plus avoir à réfléchir ». Et bien souvent aussi, on les entend prononcer une phrase bien connue « encore un épisode, et au lit ! ».

 

Netflix, opium du peuple !

C’est pourquoi dans ce premier article de mon blog de coach PNL consacré aux nouvelles formes d’addictions 3.0, nous allons traiter de l’addiction aux séries, et tout particulièrement de Netflix.

Véritable fait culturel et révolution dans le monde de la consommation audiovisuelle, Netflix est la nouvelle grande puissance des studios de production et de distribution de séries. Elle en est même devenue un symbole, une marque.

C’est pourquoi, dès à présent, il convient de souligner que Netflix n’est pas une simple plateforme de streaming. Elle est bien plus, et sans doute son succès en est-il la plus grande preuve.

De fait, sa domination absolue sur l’industrie des séries en fait déjà à elle seule un sujet intéressant à traiter. Mais ce qui nous intéresse surtout, c’est le fait que jamais aucune autre plateforme n’est parvenue jusqu’ici à un tel degré de perfectionnement de son caractère « addictif ». Il en existe pourtant de nombreuses autres, et l’on pourrait à ce titre citer par exemple Amazon Prime ou Canal Play.

Il nous faudra donc absolument nous pencher sur les méthodes de la plateforme, afin de savoir ce qui rend Netflix si addictif. Cela nous permettra de comprendre quelle solution devra être envisagée et quel outil sera le plus à même d’être proposé par votre coach de vie.

Peut-on vraiment être accroc à Netflix ?

Faisons court : oui, l’addiction à Netflix est une réalité.

Peu d’études démontrent malheureusement à l’heure actuelle quels sont les impacts précis de cette nouvelle forme d’addiction. Mais, à la lecture de la définition du mot « addiction », il y a peu de doutes que beaucoup d’entre nous y verront une description assez claire de leurs rapports avec la plateforme.

Voici comment le site gouvernemental lié aux comportements addictifs définit une addiction : « une pathologie cérébrale définie par une dépendance à (…) une activité, avec des conséquences délétères », c’est-à-dire des conséquences mauvaises pour votre santé.

En outre, un premier cas de dépendance à Netflix a récemment été repéré. Il s’agit d’un homme de 26 ans, en Inde : celui-ci s’est totalement coupé du monde, s’est mis au chômage et a coupé tout lien d’amitié pour pouvoir se consacrer à sa seule et dévorante passion, les séries Netflix.

D’ailleurs, l’institut national de la santé mentale et des neurosciences (Nimhans) a officiellement diagnostiqué cet homme comme étant drogué à Netflix. On remarquera ici que la dépendance à Netflix ne semble pas si éloignée, si l’on peut dire, de toutes les autres formes de dépendances classiques : problèmes de santé, fatigue, détérioration des relations sociales, et sommeil totalement déréglé.

Pour continuer à lire les actualités de mon blog de coach de vie à Rouen, ou pour continuer la lecture de notre série d’articles consacrée aux addictions 3.0, n’hésitez pas à suivre ce lien.

Le prochain article sera : « Binge-watching et dépendance ».