La question du bonheur au travail, un défi de notre époque

Être heureux dans sa vie professionnelle relève à la fois de l’injonction et du défi.

Une injonction parce que le simple bon sens nous y oblige : combien d’heures passons-nous en effet au travail dans une seule semaine ? Et dans une vie ? Ne pas se poser la question du bonheur au travail serait comme ne pas se la poser pour son existence même. En outre, la quête du bonheur n’a jamais été aussi promue qu’aujourd’hui, par l’omniprésence des réseaux sociaux notamment. Pourtant, cette question est loin d’être évidente, la preuve en est par les chiffres toujours plus élevés de burn-out, dépressions voire même suicides dus à une vie professionnelle non satisfaisante.

Mais il s’agit aussi là d’un véritable défi pour nous qui vivons à une période charnière de l’humanité. La révolution technologique est si rapide qu’on peine même à la définir ainsi. Pourtant, elle se déroule à chaque instant sous nos yeux. La productivité des travailleurs et travailleuses atteint des sommets, le commerce international devient la norme et bien évidemment jamais la communication n’a été plus aisée. Chaque jour, nous faisons face à des centaines d’informations, qu’il nous faut analyser et traiter. Chaque jour, nous forçons nos esprits à s’adapter à être ce qu’ils ne sont absolument pas, à savoir des ordinateurs. Par ailleurs, chaque jour, notre fonction de travailleur se trouve modifiée, voire supprimée, par la montée en puissance des nouvelles technologies. Tous ces éléments entrainent naturellement un conflit intérieur.

En France, 18% des actifs se disent très insatisfaits de leur situation professionnelle, et 34% se disent simplement insatisfaits. Ce n’est pas tout : selon la Fabrique Spinoza, plus de la moitié des actifs « est stressée, fatiguée ou s’ennuie » et 44% des travailleurs ne trouvent plus de sens à leur travail.

Est-ce votre cas ? Avez-vous déjà osé vous poser réellement la question ?

Un coach pour vous aider à définir vos objectifs professionnels

Les chiffres cités plus haut ne peuvent révéler l’exacte réalité, dans la mesure où ils ne témoignent que de la réalité la plus difficile, celle où le conflit est très visible. Mais on ne peut oublier, dans cette réflexion, tous ces gens qui quoiqu’ils ne soient pas encore en situation de dépression ou de burn-out, ne trouvent plus vraiment de sens à leur travail ou s’ennuient.

Or cette dernière situation touche une immense majorité d’entre nous. Qui n’a en effet jamais rêvé d’occuper un autre poste ? Connaissez-vous une seule personne qui n’a pas pensé un jour à quel point il détestait son patron, ou à quel point il voulait être en vacances ou enviait cruellement la situation professionnelle de quelqu’un d’autre ?

Tout le monde est touché par ce problème. Mais ce n’est pas une fatalité.

Lorsqu’on demande à quelqu’un les raisons qui l’empêchent d’accéder à un meilleur emploi, on retrouve toujours les mêmes 3 réponses limitatives : « je n’ai aucune idée de quel emploi je voudrai occuper », « j’ai une idée mais je n’y arriverai jamais » et « j’ai une idée mais je ne sais pas comment faire ».

Le fait est que si l’injonction au bonheur est aussi réelle que la nécessité de trouver un emploi stable, rien ne nous pousse à être heureux dans notre travail, ni la nature ultra-compétitive du marché du travail, ni l’obligation d’un rendement élevé ni, évidemment, beaucoup de nos patrons pour qui le bonheur des employés passe après le chiffre d’affaires de l’entreprise.

Le bonheur au travail devrait être une évidence.

Il y a une citation que je trouve très inspirante : « le monde semble sombre à ceux qui ont les yeux fermés ». Je ne suis pas en train de vous dire que nous vivons dans le monde des Bisounours, et que tout est facile évidemment.

Mais je sais une chose, c’est que si vous n’êtes pas heureux dans votre travail, c’est qu’à un moment donné dans votre parcours, vous avez pris une mauvaise décision. Peut-être pensez-vous que vous n’êtes pas capable d’y remédier, que votre vie familiale vous prend trop de temps ou que vous n’avez pas assez de diplômes.

Or comprenez bien ceci : toutes les excuses que vous trouverez ne désignent pas des fatalités, mais des obstacles à franchir. Et ces obstacles peuvent être franchis ! Il suffit de faire le premier pas.