L’optimisme, outre le fait que ce soit un état émotionnel tout à fait agréable à vivre, est aussi un outil puissant de réalisation de nos projets.

Mais c’est un fait, certaines personnes semblent être nées optimistes, et ne faire aucun effort pour parvenir à agencer leur état d’esprit dans cet état qui leur semble tout à fait naturel. À l’inverse, beaucoup d’entre nous souffrent d’être des pessimismes invétérés, et c’est comme si un nuage sombre planait au-dessus de chaque décision. On se demande alors comment sortir de cette impasse, surtout qu’être optimiste semble de plus en plus compliqué en ces temps troublés politiquement, économiquement, et écologiquement.

C’est pourquoi, même avant de devenir coach en développement personnel, je me suis efforcé d’établir une véritable définition de l’optimisme, afin de trouver une méthode pour y parvenir. Car j’ai une conviction profonde depuis des années, laquelle n’a pas été démentie depuis : l’optimisme n’est pas un état naturel, il se travaille et se construit.

 

Qu’est-ce que l’optimisme ?

Une définition simple de l’optimisme consisterait à dire qu’il s’agit d’une capacité à envisager l’avenir comme encourageant. Si je vois le lendemain comme sombre et plein de mauvaises nouvelles, je suis quelqu’un de pessimiste. Si au contraire, je parviens à souvent considérer l’inconnu comme positif, alors je serai quelqu’un d’optimiste !

L’inconnu : c’est bien de cela qu’il s’agit. Optimisme et pessimisme s’appliquent à un cas de figure qui nous échappe encore (par exemple : « le lendemain », ou « cet entretien d’embauche »), sur lequel nous craignons de ne pas avoir de contrôle.

L’optimisme est un filtre avec lequel nous regardons cet inconnu, un peu comme une paire de lunettes de couleur. Si elles sont roses, vous verrez autour de vous les choses dans cette couleur. Si elles sont noires… vous avez compris. Ainsi l’optimisme est l’expression de la relativité, car les choses ne sont pas bonnes ou mauvaises en soi, surtout lorsqu’elles ne sont pas encore arrivées.

Et si tout est relatif, pourquoi ne pas relativiser ?

 

Les gens optimistes sont ceux qui vivent dans le présent

La première chose à faire pour être optimiste, c’est-à-dire pour ne pas avoir peur du futur ou de l’inconnu, c’est justement de ne pas y penser. Un optimiste est une personne qui vit l’instant présent, le réel, et qui parvient à oublier ce qui n’existe pas puisque cela n’a pas encore lieu.

Il y a une expression très connue pour cela : « carpe diem », ou « profite de l’instant présent ». Pourquoi vous tracasser avec ce qui pourrait ou pourrait ne pas se passer le lendemain ? Vous êtes ici et maintenant, concentrez-vous sur le bonheur présent.

Attention toutefois, car « profite de l’instant présent » ne signifie absolument pas faire n’importe quoi, tel que boire jusqu’à en perdre la raison ou éviter de dormir et faire la fête chaque nuit. Lisez les vers d’Horace, l’auteur du texte dont est tiré le carpe diem, pour vous en convaincre : « sois sage, filtre tes vins et mesure tes longues espérances à la brièveté de la vie. Pendant que nous parlons, le temps jaloux s’enfuit ».

Pour rester optimiste, il vous faudra prendre soin de vous, et le fait de noyer toutes les mauvaises pensées dans la fête ou le travail ne fera pas de vous un optimiste.

Ainsi, l’optimisme se travaille et se cultive. Pour cela, il vous faudra vous appliquer à quelques règles simples et nécessaires. Ce ne sera pas facile au début, mais très rapidement vous verrez votre existence changer !

Comme coach en développement personnel, je considère que la première chose à faire pour atteindre un objectif est de se donner les conditions de la réussite, c’est-à-dire avoir un but et un plan pour y parvenir.

 

L’optimisme est une maison, il se construit.

Il s’agit donc d’avoir une idée de la structure globale de votre but à atteindre (l’optimisme), et de procéder par étape, et sur de bonnes fondations. Et comme une maison, les différentes étapes de la construction de l’optimisme que nous allons décrire ici s’ancrent dans un processus logique. Monter la première marche rend plus facile le fait de gravir la seconde.

Prenons un exemple très simple, qu’on lit souvent dans les rubriques de développement personnel.

Vous lirez souvent que pour être optimiste, il faut être en forme, et donc se lever relativement tôt. C’est vrai, et cela inclut donc de se coucher tôt aussi, autrement dit de s’astreindre à un rythme de sommeil régulier. Or cela implique de parvenir à se dégager du temps pour soi (éviter les sorties intempestives en pleine semaine, équilibrer les tâches dans le couple, ne pas bosser à la maison le soir, etc.). Prendre du temps pour soi n’est généralement possible qu’en parvenant à ne pas succomber à la culpabilité si celle-là n’a pas lieu d’être, et en apprenant à dire « non ».

Être en forme, donc avoir un rythme régulier, donc savoir dire non. C’est aussi simple que cela, et vous verrez que tous les aspects d’une vie saine reposent sur un schéma logique. Il en va de même pour l’optimisme.

 

Quelques conseils pour renforcer votre optimisme :

Mon rôle n’est pas de vous dire s’il faut boire un jus d’orange ou méditer à 6h45 pour devenir optimiste. Les morning routines prônées un peu partout ont sans doute leur lot de bénéfices, mais je pense que leur application dépend de chacun. Mon rôle, en tant que coach de vie et coach en développement personnel, c’est de vous expliquer que vous devez vous-même établir le cadre de votre optimisme. C’est pourquoi j’ai commencé en vous proposant une définition simple, et en argumentant sur sa construction logique. Maintenant, je vous conseille ceci : écoutez-vous ! Comment, sinon, définir quels sont vos besoins ?

Voici en outre quelques conseils universels pour travailler votre optimisme :

  • Prenez soin de vous : il faut prendre soin de son corps, comme de son esprit. Mangez bien, dormez bien, et faites-vous plaisir ! Je ne dis pas qu’il faut nécessairement vous astreindre à un mode de vie monacal, mais on peut vraisemblablement souvent ranger les conduites addictives face au jeu, à l’alcool ou à la fête dans la case « je fuis mes problèmes et je ne veux pas y penser ».
  • Évitez les saboteurs d’optimisme: se dégager des relations toxiques est un long travail, et demande patience et courage. Mais même si vous ne pouvez-vous défaire de toutes (lien familial ou collègues par exemple), apprenez à contrôler la façon dont ces relations vous impactent. Là encore, l’important est d’être à l’écoute.
  • Pratiquez la méditation de pleine conscience ! La méditation de pleine conscience ne vous demandera pas de ressortir vos vieux livres de philo ou de croire en Bouddha. Une pratique absolument laïque et pragmatique peut en être faite, et en vous y intéressant un peu, vous parviendrez rapidement à apprendre à vous refocaliser sur l’instant, et à ne pas construire vos pensées sur une projection à venir, et donc éventuellement angoissée.
  • Soyez vous-même, et définissez vos propres objectifs : pour faire un vrai travail de thérapie brève tel que je le propose dans mon cabinet de coaching, j’assiste la personne en face de moi à avoir une idée des schémas de pensée qui court-circuitent son accession au bonheur. En développement personnel, on ne se focalise pas sur le problème, mais sur la solution. Or la solution est différente pour chacun d’entre nous. Le développement personnel est un travail d’exploration de soi-même. Ensuite vient la construction.